Red Feather

12 novembre 2014

Sous les lunes d’Oargana Partie 2

Classé sous Non classé — redfeather @ 17 h 38 min

Haiiiii Minna-san ! Voilà la suite !

 

Donc aujourd’hui c’est le grand jour, j’suis excité comme un poux et Cassy aussi. Pauvre Lew qui essayait de garder son calme, vous savez quoi ? bah il a finit par craquer :

« C’est pas bientôt finit ce bordel ?!! Tenez-vous tranquille ou on va passer pour des demeurés ! Surtout toi, Syrroko, avec ta peau foncée et tes yeux jaunes ! » qu’il a beuglé alors que Cassy et moi on dansait en rond.

Ouais, j’ai oublié de préciser que même si je peux pas me blairer mon paternel, bah j’ai hérité de sa couleur de peau (noir) et de ses yeux jaunes de diable. Laaaa joie. En tout cas, sa remarque m’a tout de suite refroidit. Merci Lew. Pardonnez-lui il est stressé.

Encore quelques préparatifs et nos sacs sont bouclés à tout les trois. Ready to go ? C’est partit mon kiki ! Cassy ouvre la marche. Elle est plus jeune que nous et ne tient pas en place. Moi, je me cache sous un capuchon vert crade comme pas deux et Lew marche à côté de moi, silencieux comme une ombre.

L’école se dresse droit devant, ses portes de granit fermée, comme jaugeant les personnes qui attendent pour l’examen. En y regardant plus précisément, je remarque deux ou trois personnes dignes de rentrer dans l’école, comme l’autre gars là bas, avec les cheveux longs attachés en catogan. Il a l’air d’avoir le même âge que nous et se tient droit dans cette foule qui bouge sans cesse. Une personne vient à me bousculer et mon capuchon tombe par terre. Le gars – un petit mec au yeux chafouins – me lance un regard ébahi puis s’écarte de moi. Bas les masques tout le monde, le semi-Rongé est dans la place !

Les autres candidats s’écartent de quelques pas mais se détendent vite face à mes sourires amicaux. Ah, c’est ça d’avoir du charme. Et un molosse juste à côté (je parle de Lew). Enfin, Lew finit par se détendre en apercevant d’autres capuchons qui s’abaissent dévoilant d’autres semi-Rongés.

Un craquement abominable se fait entendre lorsque les portes s’ouvrirent enfin. La foule se mit en mouvement et je dus attendre que le gros de la troupe soit entré pour m’y glisser à mon tour avec mes amis et quelques autres dont le gars au catogan. Le décor à l’intérieur est grandiose, je vous assure ! Il y a une volée de marches en pierre et un porche énorme avec des colonnes sculptées et décorées à la feuille d’or, la cour est assez grande pour laisser s’entraîner les six milles disciples de cette école et le soleil y vient frapper le sol sablonneux. Grandiose, je vous dis. Lew, Cassy et moi, on en reste bouche bée.

Finalement, je me faufile jusqu’aux premières places, entraînant mes deux copains avec moi. Le discours va commencer. Voilà d’ailleurs le paternel de Lew. Pas de micro ni d’amplificateur de voix, ici bas. On a intérêt à avoir la voix bien accrochée. Le silence s’est fait tout seul quand Kerell est entré dans l’arène. Il commence à parler et tout le monde est captivé, suspendu à ses paroles.

« Jeunes gens, Semi-Veilleurs et Semi-Rongés ! Soyez les bienvenus dans mon école. Ici, les différences se font à la force, non au rang social ou au type d’Esprit que sont vos pères ou mères. Mais attention ! Pour entrer comme disciple, une série d’épreuve vous attendent ! Maniement des armes, intelligence, ruse, combat à mains nues, voilà ce qui vous attends ! Les peureux et les flemmards, vous pouvez repartir. »

Il y eut un silence après ces paroles. Ouah, il a pas sa langue dans sa poche le dirlo ! Tout l’contraire de Lew. Mais chut, le vieux Kerell reprend !

« Alors, vous êtes toujours partant, bande de bleus ? »

Unanimement, le rugissement d’un demi-millier de participant retentit dans la cour. J’y participe autant que Lew, Cassy et les autres. C’est glorifiant ! J’ai envie de rire aux éclats, je me sent près à affronter tout et n’importe quoi. Un sourire apparaît sur le visage de lion du père Mandragore. Il écarte les bras et les portes de bronze derrière lui, s’ouvrirent en grand.

« Alors entrez, mes petits, entrez dans l’antre du lion rouge ! »

Après ça, il s’écarta et la foule enhardie s’engouffra dans le hall de l’école. En entrant, le décor nous prit toute notre attention. Il y avait un plafond d’une hauteur pas possible avec des fresques présentant des animaux mythologiques dans toute leur splendeur, les fenêtre montraient leurs vitraux étincelant d’or et d’argent et le sol était pareil à un miroir. Splendide. Des garçon plus âgés que nous attendaient dans un coin de la salle. Tous portaient un uniforme : un pantalon noir en coton et un t-shirt sans manches gris avec l’écusson de l’école, un lion à huit pattes crachant du feu. La. Classe.

Soudain, tous les gars du coin de la pièce s’avancent et l’un deux réclame le silence. Gros blanc. Ouah, lui aussi il a du charisme ! Après un appel long comme ma… ceinture – ahem. -, il nous divisa en quatre groupes de taille égale. Je me retrouvais avec Lew dans le groupe A, accompagné de Catogan. Première épreuve, Maniement des Armes.

23 octobre 2014

Sous les lunes d’Oargana Partie 1

Classé sous Non classé — redfeather @ 19 h 21 min

Chapitre I

Oargana, un pays perdu aux frontière du réel et de l’irréel. Ici, tout est resté tel quel depuis bien des années. Oargana est le pays des esprits et des combats perdus. La vie, douce et monotone, coule comme un ruisseau.

C’est ici que je vis. Ouaip, moi, Syrr. Je suis un Semi. Comment ça vous savez pas ce que c’est ? Il faut tout vous expliquer, hein ! C’est pas très grave, je vais être gentil puisque vous êtes des Normaux. Notre pays se divise en trois catégories d’êtres : les « Veilleurs », ceux qui viennent des deux Lunes, les « Rongés », ceux qui viennent des Terres Noires à l’Est, et les « Semis » comme moi !

Les Veilleurs, ce sont des esprits nobles et bon, qui imposent le respect par leur force et leur sagesse. Les Rongés, ce sont des esprits corrompus et enragés. Une guerre sans fin règne entre les deux camps. Et au milieu il y a un petit groupe qu’on appelle les Semis. J’en fait partie intégrante ! En fait, les Semis sont des êtres mi-Normaux, mi-Esprits. On a une apparence de Normal mais on peut faire des choses particulières. On est comme ces… Demi-Dieux, vous savez, de la mytho-machin que vous aimez tant. Ouaiiiis, comme Hercule, c’est ça ! Ou Percy Jackson. Ouaip c’est ça, z’avez pigé !

Enfin, revenons à nos mouflons. Euh, moutons. Dans tout ça, les Semis, y’en a des semi-Rongé et des semi-Veilleurs. Moi j’suis un semi-Rongé ! Pourtant, mes meilleurs amis, Lew et Cassy, c’est des semi-Veilleurs. Et dans le groupe, y’a des semi-Veilleurs pire que des Rongés et des semi-Rongés plus sages qu’un Veilleur. Vous voyez où je veux en venir ? Non ? Bon, en gros, les Semis, c’est des rebelles ! On est des Rebelles, on en veut pas de notre destin liés à la catégorie de nos parents. Moi, je veux devenir bon, prouvé que semi-Rongés, c’est pas ces crottes que sont les Rongés. Et pour ça, le groupe des Semis est en total accord. On a tous décidé d’une chose : on va prendre part à la prochaine bataille ! Pour ça, faut intégrer l’école de Chevalerie (pour les Veilleurs) ou de Destruction (pour les Rongés). Ca fait des ans qu’on se prépare, Lew, Cassy et moi et on est enfin prêts pour l’exam’ !

Au fait, je vous ai parlé de nos parents à nous trois ? Ah j’ai oublié désolé !

Cassy, de son vrai nom Cassidy DeWind ! Sa mère à elle, c’est l’Esprit Veilleur des Vents Cadinaux ! La classe non ? Elle est capable de déclencher une tornade en tapant des mains, la Cassy alors imaginez le pouvoir de sa madre ! En plus, en tant qu’Esprit, elle est vraiment belle Lynïe DeWind ! Elle ressemble à une Normale mais avec des oreilles pointue et le corps recouvert de plumes soyeuses. Elle a d’immenses ailes blanches dans le dos et une chevelure comme le soleil. Ouaip, elle est belle, Lynïe.

Lew, de son vrai nom Sibellew Mandragore, c’est le fils de Kerell Mandragore, l’Esprit Veilleur du Combat. Lew, il sait manier toutes les armes qu’on lui pose dans les mains, un vrai génie ! Son père, c’est autre chose : il sait tout manier, de la fléchette à la hache double en passant par l’arc et la lance, mais en plus, il est le Commandeur des Armées. Vous vous rendez compte ! En plus c’est le dirlo de l’Académie de Chevalerie. Si ça s’pas la classe ! Pis en plus, il est classe en apparence aussi : grand, il est à mi-chemin entre un lion et un Normal. Son corps est recouvert de fourrure rouge rayée de blond et son échine est recouverte d’un pelage plus long et foncé. Il porte toujours un pantalon noir qui cache ses pattes arrière. Il porte parfois des lunettes qui lui donnent un air gentil, et heureusement, sinon comment je serais intimidé !

Moi, Syrr, de mon vrai nom Syrroko Cyntherrès, je suis le fils de l’Esprit Rongé des Flammes. Mon « cher » paternel est vraiment hideux. Il est grand, presque quatre mètres. Il n’a rien à voir avec un Normal, il a bien une forme humanoïde mais il est recouvert d’une couche de cendres craquelée.

Il porte fièrement des cornes sur son front et deux immenses ailes d’un noir grisâtre. Sa tête a une forme se rapprochant d’un bélier et il se tient sur ses deux pattes arrières terminées par des sabots fendus. On le surnomme Death Scythe, personne connaît son vrai nom. Pas même moi, c’est dire, quoi ! Mon père, c’est le diable en personne, si si j’vous assure ! Et franchement, c’est pas un gars avec qui j’irais passer du temps. Il est au contrôle de toute la population des Rongés. Ouaip, jsuis un prince. Mais ça m’botte pas plus que ça quand je vois la tête de poireau cramé de mon père.

Allez, les présentations sont terminées ! Fiou, ça aura été long hein. Vous vous z’êtes pas endormis ? Non ? Alors on continue !

Désolée >.<

Classé sous Non classé — redfeather @ 18 h 49 min

Salut tout le monde !

Je sais que j’ai été absente looooongtemps (trop !), et je m’en excuse… J’ai eu une sale perte d’inspiration, et je pense que je vais laisser tomber l’histoire principale. J’en ai commencé une autre, et cette fois, promis, je lâche rien !

La première partie de « Sous les lunes d’Oargana » dans une petite demi-heure !

27 novembre 2013

L’Art de la Nuit : Chapitre 5

Classé sous Non classé — redfeather @ 20 h 52 min

Chapitre 5 : La forêt obscure cache bien des choses…

Dans l’ombre rouge d’un ciel sanglant, trois étranges personnages quittaient la ville en direction de la partie la plus sombre de la forêt d’Elenyal. Ils étaient accompagnés d’un renard à la fourrure rousse et au corps gaîné d’un cuir brun d’aspect résistant mais souple. Le grand chien noir et blanc qui courait à ses côtés partait la même combinaison, mais couleur gris cette fois. Un cri d’aigle retentit dans le ciel rouge. Un faucon survola les silhouettes humaines. L’oiseau avait un capuchon noir et ses serres puissantes étaient gantées de fer. Ces serres en acier, aussi affûtées que les plus coupants des couteaux Aeg des elfes, étaient gravées et forgées dans les plus prestigieuses forges des fauconniers de Sarania. Seuls les plus adroits des fauconniers combattants avaient droit à ces serres pour leurs oiseaux.

Rapidement, Svenn et Alyss, dirigés par Caliban, arrivèrent à la lisière de la Forêt Sombre. Un vent froid soufflait dans les arbres qui semblait émettre un sifflement menaçant. La jeune fille qui accompagnait les deux garçons frissonna. Sigvard se posa sur une branche d’un arbre mort un peu écarté de la lisière. Il faisait face aux trois compagnons. Ses yeux d’or, posés sur le trio, étaient d’une gravité toute humaine. Ils allaient pénétrer sur un territoire vaste et inconnu, peuplé de créatures de cauchemar. Svenn hocha la tête. Tous connaissent le danger. Mais qui a péri doit être vengé. C’était la devise des guerriers Saraniens.

L’oiseau s’inclina, déployant gracieusement ses ailes de charbon, et s’envola. Caliban fit le premier pas. Tous le suivirent. Ils entrèrent dans la forêt, la tête haute, les yeux pleins d’un courage déterminé. Mana, Djelan et même Sigvard restaient aux aguets, l’ouïe fine, la vue perçante. La forêt était silencieuse. Aucun chant d’oiseau ne se faisait entendre. Pas un murmure de ruisseau, seul le bruissement des arbres retentissait. Leur première Traque pouvait commencer. Un hurlement retentit, à des kilomètres de là, comme pour sonner le glas.

Prenons un peu de recul… La forêt était composée d’arbres au tronc noir, comme couvert de goudron, ses feuilles étaient d’un vert foncé comme si elles avaient été écorchées. Un liquide suppurait de certains troncs, d’une couleur indéfinissable. Les jeunes gens jugèrent préférable de rester aussi loin que possible de ces arbres. Un croassement de corbeau retentit au dessus de leur tête. Un oiseau au plumage miteux, d’un noir terne, survolait le groupe vengeur, ses yeux rouges ne le quittant pas. Il croassa à nouveau et vira sur l’aile. Peu à peu il disparut dans un brouillard de plus en plus dense. Les appels chuchotés des jeunes gens retentirent dans ces bois si denses. Un couinement suivi d’un bruit de bagarre retentit d’un côté lorsque Djelan rentra dans Mana, tandis que d’un autre côté, les appels de Caliban et des autres les rapprochaient. Ils finirent par former un cercle. Dos à dos, ils semblaient sur leur garde. Comme ils avaient raison ! Quelques instants plus tard, un craquement de branche morte retentit non loin d’eux, suivit d’un grondement guttural. La tension augmenta sensiblement au sein du groupe. Deux points rouges apparurent soudain dans le brouillard. Ces yeux, trop haut pour être ceux d’un Hurleur, se déplaçaient lentement au rythme de pattes énormes et d’une masse lourde de plusieurs centaines de kilos. Une vague silhouette se dessina, dévoilant la masse robuste d’un ours noir. Ce dernier gronda à nouveau et le souffle qui arriva aux adolescents sentait la chair et le sang caillé. Alyss se détourna et Svenn fronça le nez. L’ours était désormais tout près, calé sur ses pattes de derrière, près à frapper. Pourtant il sembla suspendre son geste, comme s’il détaillait ses proies. Caliban, qui se tenait face à l’ours, sembla se raidir. Mais Alyss esquissa un mouvement, et l’ours sembla se réveiller. Sa patte avant s’abattit. Caliban sauta de côté et roula hors de portée des griffes de l’immense bête. Les griffes de l’animal creusèrent de profondes entailles dans le sol. L’ours retomba à quatre pattes et chercha une cible, une proie. Les adolescents avaient cassé la formation et se retrouvaient isolés les uns des autres. Désormais c’était chacun pour soi. Soudain, une forme noire et blanche atterrit sur le dos du monstre et une gueule aux crocs fins et aiguisés se referma sur son oreille. L’ours hurla de douleur et chargea droit devant lui. Chez les humains comme chez leurs Ismeris, ce fut la débandade. Svenn se retrouva alors séparé de Cal et d’Alyss. Les appels reprirent mais malheureusement, ils ne firent qu’éloigner chacun des jeunes les uns des autres. Bientôt, même Alyss se retrouva seule. Regardez ces adolescents se retrouver seuls, regardez la peur qui se lit dans leurs yeux. Cette peur enfouie, qui saisit chaque être se retrouvant séparé des autres. Regardez-les errer à la recherche de leurs compagnons.

C’est ainsi que la jeune Alyss se déplaça. Lentement pour ne pas trébucher, à tâtons, appelant ses camarades dans des chuchotements pressants d’angoisse. Au bout d’un temps impossible à compter, une voix faible lui répondit. Elle se dirigea vers celle-ci. Le visage de la jeune fille était crispé de concentration. Tiens ? On dirait qu’elle a trouvé quelqu’un ! Mais… Il se trouve que la silhouette est tellement floue qu’on pourrait croire qu’elle est très loin. Voyons comment va se débrouiller la jeune fille. Elle s’approche, elle est plus près, les appels de l’autre se font plus sonores. Elle y est presque, elle va le toucher… Une main s’abat sur son bras, et elle fait un bond de côté alors que Svenn sort de l’ombre. Ils sont de nouveau réunis. Ne manque que Caliban, mais celui-ci ne semble pas répondre à leurs appels même les plus insistants. Les deux jeunes gens échangent un regard éloquent. Que va-t-il se passer maintenant que Cal est seul.. ?

1 octobre 2013

L’Art de la Nuit : Chapitre 4

Classé sous Non classé — redfeather @ 19 h 14 min

Chapitre 4 : Soins, une triste nouvelle… et une vengeance..?

Les parents de Caliban eurent un petit choc en voyant la troupe rentrer vivante et avec un membre en plus. Svenn et Cal étaient sales et échevelés. Les longs cheveux du Sarinaen avaient été libérés de leur catogan habituel et flottaient librement sur ses épaules. Alice était la seule blessée et le pauvre Mana ne marchait pas très droit, malgré tout le support apporté par Djelan et Shirayuki. Eena cajola plus que nécessaire les braves jeunes, désinfectant les égratignures des garçons et de leurs Ismeris. Elle se tourna ensuite vers la fille du groupe, l’air sérieux :

« Viens là, Alyss, il faut désinfecter ce truc. Et empêcher tout ce sang de couler. »

Impossible de refuser, voyez-vous. Elle la laissa donc la guider derrière un paravent et poser des bandages blancs après avoir désinfecté la blessure à l’alcool. Interdiction d’utiliser le membre blessé pendant au moins une ou deux semaines. Heureusement que la prochaine épreuve était celle d’intelligence. Elle était prévue pour la prochaine pleine lune, dans un petit mois. Le groupe avait tout le temps de récupérer des forces et de se remettre de leur terreur de la nuit. Alyss dû prendre un repos forcé par Eena et Dæmon, autrement quoi la pauvre risquait fortement de se faire tirer les oreilles.

Une semaine plus tard, la blessée pu enfin sortir et partit donc se balader avec Mana qui se remettait de son combat tant bien que mal. Il courait devant lorsque les cloches de la petite église d’Ilesya se mirent à sonner le glas. Frissonnante, la convalescente retourna en vitesse chez les Sal’Garan et arriva juste à temps pour se changer. Une fois vêtue du noir du deuil, elle se dirigea avec ses amis vers l’église. Tous étaient tendus, inquiets même. Qui donc avait été tué cette terrible nuit.. ? Telle était la question dans tous les esprits.

Arrivant devant le bâtiment, ils trouvèrent un petite foule attroupée devant un cercueil pas plus grand que Caliban. Ce dernier s’approcha et lu le nom de la victime. Presque instantanément, son visage se ferma. Seulement, pendant l’instant de lecture, son expression avait montré quelque chose de bien plus profond que toutes les blessures physiques du monde. Quelque chose s’était brisé dans ses yeux, d’habitude si joyeux. Il s’écarta pour laisser lire le nom du défunt à la petite troupe. Approchons-nous. Sur le cercueil d’ébène était noté un mémorial en lettre de feu.

Ronan Mel’Sayir,

Ami des Ilesyens.

Le mot regret est trop faible pour expliquer le sentiment des habitants.

Trouve le repos et veille sur Ilesya.

Les pleurs étaient nombreux dans le silence de la fin d’après-midi. Une pluie fine se mit à tomber, mêlant les larmes aux gouttes de pluie. Svenn, qui s’était remis de la nouvelle plus vite que la jeune Alyss, s’approcha de Caliban. Je rouquin avait le visage levé vers la ciel grisé et le regard perdu dans le vague. Son visage exprimait plus que n’importe lequel des villageois, la mélancolie de moments qu’on ne passera plus jamais avec un ami. Les larmes coulaient librement à présent sur ses joues. Svenn entoura les épaules du jeune homme en deuil d’un geste rassurant, compatissant mais sans pitié. Caliban sourit tristement lorsqu’Alyss rejoint les deux garçons et les enlaça en pleurant sans bruit. Avec ce même sourire, il dit :

« On dirait qu’il pleut. »

La jeune blessée hocha la tête.

« Oui, il pleut pour Ronan, pour sa m…mort… »

Soudain, en cœur, les hurlements de Mana et de Djelan retentirent. Les deux Ismeris pleuraient la peine de leurs Partenaires humains. Triste tableau, n’est-ce pas ?

Les Ilesyens se rassemblèrent autours des adolescents. Tous murmuraient leurs condoléances au jeune rouquin au milieu du groupe.

La cérémonie se passa dans un silence d’outre-tombe et même les pleurs des pauvres habitants en deuil devinrent silencieux. À la sortie de cette cérémonie, simple mais grandiose, notre jeune Ilesyen s’attarda devant la tombe du défunt. Les autres prirent le chemin du retour, jugeant sûrement préférable de le laisser seul un moment. Laissons-les partir et tenons compagnie au jeune homme. Ce dernier posa un bouquet de tournesols sur la tombe de granit. Un groupe de charpentiers venus à la cérémonie passa derrière le rouquin. Ce dernier tendis l’oreille et capta quelques bribes de conversation.

« Ouais, il paraît que les recherches ont duré toute la semaine ! Pauvres parents. Disait l’un.

_ Je suis bien d’accord, argua un second. Il aurait été tué pendant la Nuit aux Hurleurs en essayant de livrer quelque chose avant le lever de la lune.

_ Ils n’en ont fait qu’une bouchée ! Il était petit et peu musclé il faut dire… Il a dû se faire massacrer dans la peur. » Termina le troisième.

Les trois colosses passèrent leur chemin. Caliban se redressa. Regardez-moi cet air sérieux, ce regard brillant d’un éclat farouche. Il semblerait que l’envie de venger son ami le démange sérieusement. Le jeune home partit en courant vers la maison de pierre de sa famille. En dépassant les trois charpentiers, son visage était fermé mais ses yeux verts brillaient de détermination. Dans le soleil, ses cheveux semblaient s’être enflammés, à l’image même de son désir de vengeance.

Le lendemain, Caliban était prêt. À l’aube, une silhouette noire se glissa hors de la maison endormie. Un renard au regard farouche l’accompagnait. La silhouette humaine semblait se fondre dans le paysage aux tons bruns, or et vert typique de la lisière de la forêt. Seul les cheveux de l’ombre ressortaient. Ils étaient de la couleur du feu. Caliban et D’jelan se déplacèrent sans bruit jusqu’à la clôture. Une voix de velours retentit alors et le rouquin se retourna. Deux autre personnages sortirent de l’ombre, aussi bien camouflées que l’Ilesyen. Svenn chuchota quelque chose à l’oreille de son camarade en désignant la jeune fille derrière lui. Le jeune Cal eut un sourire et hocha la tête le regard plein de reconnaissance. Ils pouvaient à présent accomplir leur vengeance. L’ami qu’ils avaient perdu serait bientôt en paix.

17 septembre 2013

L’Art de la Nuit : Chapitre 2 et 3

Classé sous Non classé — redfeather @ 19 h 19 min

Hello ! Comme j’ai un peu d’avance, je poste ces deux chapitres ensembles ! :D

 

Chapitre 2 : L’épreuve physique.

Dæmon se présenta puis donna la composition des groupes pour l’épreuve physique : des groupes de trois choisis par le professeur de la classe. Puis il expliqua en quoi consistait l’épreuve :

« Ce sera dur, prévint-il, l’épreuve sera de m’affronter, par groupe de trois, à mains nues et accompagnés de vos Ismeris pour me voler trois bouts de tissus qui seront noués à mes bras et autours de mon cou. Pour cela, vous devrez faire preuve d’esprit d’équipe, de ténacité et d’une technique de combat irréprochable. Cette épreuve se déroulera dans la Forêt d’Élanyel, dans la Clairière de Soleil, lors du début de lune prochain à midi pile. Vous vous y rendrez par vos propres moyens. Ce sera tout pour la première épreuve. »

Après cette tirade, le jeune homme nous souhaita bonne chance et sortit de la classe, Shirayuki sur ses talons. Ce fut alors que les discussions commencèrent. Tout le monde parlait en même temps si bien que Mme Raspic abandonna l’idée de nous remettre au travail. Je me retournais vers Caliban et Svenn :

« J’espère qu’on sera ensemble !
- Ouais je prie pour ! Répondit Cal’.
- Il va falloir se rendre à Élanyel seuls, commença Svenn. Pour ça il…

La déclaration de Svenn fut coupée net par Mme Raspic qui demanda l’attention de tout le monde. Elle commença à donner les numéros et les noms pour les équipes. Je sautais presque de joie lorsqu’elle annonça :

« Pour l’équipe numéro six, nous auront Blackwings, Sal’Garan et Hogvard ! Ce sera tout. »

Elle nous libéra et je rentrais chez moi avec entrain. Je préparais mes affaires car Svenn, Cal’ et moi avions décidé de partir en avance, pour aller saluer la famille de Caliban, originaire de la lisière de la Forêt d’Élanyel. Je dormis très peu cette nuit. À l’aube, je rejoignis les deux autres à la gare de la ville la plus proche. Nous prîmes le premier train partant pour la ville de Ilesya, là où habitait les parents de Cal, qui avaient accepté de nous héberger jusqu’à la fin de l’épreuve.

Ilesya était une ville charmante, toute en rues de terre battue et en maison d’argile et d’ardoise. La forêt trônait en arrière-plan.

Lorsque nous arrivâmes à la gare, Caliban dû attacher son renard pour qu’il ne bondisse pas partout. L’Ismeri était fou de joie de revoir sa terre d’origine et tirait sur sa laisse comme un forcené.

Ce fut alors que Svenn et moi marchions derrière notre ami que nous fîmes la connaissance d’un des amis du rouquin. Il apparut comme un diable sort de sa boite et sauta sur Cal’, le faisant rouler dans la poussière du chemin. Caliban, grâce à ses réflexes évita un coup et envoya l’attaquant à terre avant de se relever. L’inconnu se releva et salua notre rouquin :

« Toujours aussi rapide, vieux ! Hey, Cal, comment va ? »

Caliban fixa le garçon puis ouvrit de grands yeux :

« Ronan ?! Nan, c’est pas vrai ? »

L’autre, aussi roux que notre ami, fit un sourire édenté :

« Si ! Tu as devant toi le seul, l’unique Ronan ! Bienvenue à la maison, Cal’. »

Le fameux Ronan était roux, sa tignasse en pétard lui donnant un air de gamin, en plus de sa dent manquante. Il avait les yeux gris pleins de vie et de malice. Il était petit et sa peau était constellée de taches de rousseurs. Il nous accompagna jusqu’à chez Caliban et nous apprîmes qu’il avait en fait deux ans de moins que nous. Il travaillait pourtant déjà, comme coursier dans la ville et comme traducteur pour les elfes, le pays de la Forêt. Il promit d’être notre guide jusqu’à la Clairière de Soleil.

Alors que nous arrivions en vue de notre destination finale, Ronan nous quitta et partit livrer un message dans un autre coin de la ville. La mère de Caliban, une femme rondelette aussi blonde que son fils était rouquin, nous accueillit chaleureusement et serra notre ami à l’en étouffer. Le père de Caliban, nous apprit Eena (car c’est ainsi que se nommait la mère de Caliban), ne rentrerait que ce soir. Caliban eut tout d’abord l’air déçu puis il retrouva le sourire face aux crêpes de blé noir que Eena avait préparées.

Après ce goûté assez lourd, je décidais d’aller explorer la ville. Je partis donc, Mana sur mes talons. Je commençais par marcher seule puis je fus rejointe par Svenn. Nous marchâmes côte-à-côte, silencieux. Mana courait devant, la langue pendante. Nous parvînmes à une corniche, d’où on pouvait voir une plage de sable blanc et fin qui s’élançait à la rencontre d’une mer turquoise. Il n’y avait personne sur cette plage à cette heure. Svenn me jeta un regard :

« On descend ? »

Je lui souris et nous dévalâmes les marches en courant. Svenn se déridait très peu souvent et seulement lorsque nous étions tout les deux. J’appréciais ces moments car je découvrais un Svenn bien différent du Svenn habituel. Ça faisait chaud au cœur. J’arrivais la première sur le sable de la plage, talonnée par Svenn qui riait aux éclats. Je ris avec lui, son de clochettes et de carillons. Je criais :

« j’ai gagné ! »

Il me sauta dessus et nous roulâmes au bas d’une petite dune. Je lui retombait dessus, le bloquant doucement et sourit. Il me rendit mon sourire, malicieux. Il profita de la petite pente sur laquelle nous étions pour se faire basculer au dessus de moi. Il s’approcha de mon oreille et chuchota :

« rectification, j’ai gagné ! »

Il se releva et m’aida à me relever avant d’enlever son T-shirt pour plonger dans l’eau en pantalon. Je ris et plongeais à mon tour, toute habillée. Nous nageâmes un moment puis je l’aspergeais avant de sortir en courant de l’eau. Il me suivit, ses cheveux longs gouttant sur ses épaules et dans son dos. Il me courut après et finit par m’attraper. Je ris sous ses chatouilles et le suppliais d’arrêter. Lorsque nous reprîmes le chemin pour rentrer il était déjà tard. La nuit tombait lorsque nous arrivâmes à la maison de Caliban. Ce dernier nous attendait. Il savait que ces escapades étaient parfois un vrai remède et il nous laissait tranquille. En échange, nous avions aussi des moments ensemble de temps en temps et les garçon ensemble aussi. C’était une sorte de contrat entre nous.

La semaine se passa tranquillement. Nous nous entraînions tout les trois, toujours plus durement. Caliban progressait encore en agilité, rapidité et précision. Svenn était le plus rusé et j’étais la plus sauvage. À nous trois nous étions peut-être imbattables, qui sait ?

Le jour du départ pour la Clairière du Soleil arriva et Ronan vint nous chercher. Il nous guida jusqu’à l’orée de la forêt et nous pénétrâmes dans la partie peu dense de la forêt. Ronan était un bon guide, malgré son jeune âge. Il nous escorta rapidement à la clairière. Il était alors midi moins la quart. Nous profitâmes du temps qu’il nous restait pour reconnaître le terrain. Ça allait sûrement nous aider. À midi pile nous étions tous devant le grand chêne au milieu de la Clairière. Dæmon arriva alors avec son Ismeri. Il nous provoqua :

« Hello vous trois ! Surpris que je sois un Traqueur à part entière hein ? Allez, commençons. J’espère que vous êtes meilleurs que vos camarades de classe ! À trois. Trois. Deux. Un. C’est parti ! »

L’épreuve pouvait commencer. Dæmon fit deux bonds en arrière, loin de nous trois. Grâce à Svenn, nous avions un plan. Il nous fit signe et je fonçais sur la droite du Traqueur tandis que Cal allait à sa guauche. Nos Ismeris n’étaient nulle part, ce qui déstabilisa Shirayuki. Elle poussa un feulement étonné. Dæmon esquiva nos attaques combinées. Il rit :

« Ce n’est pas ainsi que vous me prendrez les foulards ! »

Svenn sourit :

« Ce n’était pas vous la cible, Dæmon. »

Le Traqueur se retourna vers son Ismeri. Trop tard. J’attrapais les pattes du lynx et Caliban les lia entre elles avec un câble souple. Je la prit ensuite dans mes bras et disparut dans l’obscurité de la forêt. Une fois arrivée à un arbre avec des branches assez basses, j’y grimpais avec Shirayuki et la posait délicatement dans l’arbre. Je redescendis et sifflait Mana. Mon ami arriva à toute vitesse et se posta comme convenu en garde de l’Ismeri adverse. Assurée qu’ils ne bougeraient pas, je repartit à fond de train vers la Clairière du Soleil.

J’y arrivais en trombe, au moment où Caliban et Svenn allaient attaquer le Traqueur. Je me jetais dans la mêlée. Caliban attaqua le jeune homme dans un coup de pied circulaire placé particulièrement haut. Dæmon para de justesse et Cal’ tira un petit coup sec sur le ruban au bras du Traqueur. Le ruban se détacha et Dæmon poussa un cri incrédule. C’est à ce moment-là que Sigvard, l’Ismeri de Svenn, fondit sur notre adversaire, lequel leva l’autre bras pour se protéger de manière instinctive. Le faucon en profita pour chiper le second bandeau au bras. L’oiseau s’envola et lâcha le ruban que Svenn s’empressa de rattraper. Dæmon se concentra alors sur moi. Je me ramassais et me préparais à bondir. Dæmon prit une posture défensive. Or, j’atterris non en l’attaquant, mais juste devant lui. Surpris, le Traqueur fit un demi-pas en arrière. Rapide comme l’éclair, ma main jaillit et je l’attrapais au col, ou plutôt au ruban. Puis je tirais un coup et le nœud du ruban se défit. Je fit trois bonds en arrière et sifflais. Mana arriva en trombes accompagné de Shirayuki et de Djelan, l’Ismeri de Caliban.

Tout cela s’était déroulé en exactement quinze minutes. Dæmon, essoufflé, s’approcha de nous :

« Je suis réellement impressionné ! Vous étiez le dernier groupe à passer et vous êtes de loin les meilleurs. Je vous félicite. Svenn, tu es ingénieux, rusé et tu as une confiance absolue en Sigvard. Caliban, tu es souple, agile. Capable de pointes de vitesse aberrantes sur de moyennes distances. Tu peux combattre sans Djelan, mais – je n’en doute pas – aussi avec lui. Et enfin Alyss. Tu es ingénieuse, créative et tu as une musculature taillée pour l’attaque et pour les mouvements complexes. Mana est une machine à tuer, mais il t’écoute comme on écouterait un ami, un compagnon. Vous êtes de loin les meilleurs. Votre esprit d’équipe est particulièrement développé, bravo !
- Alors ? On est pris ? Demanda Caliban d’une voix excitée.

Dæmon acquiesça le sourire aux lèvres et précisa que nous serions les trois seuls pour la première épreuve. Caliban sauta de joie et étreignit Svenn. Ce dernier lâcha un sourire victorieux. Mana, ressentant ma joie, me sauta dessus et je le serrait contre moi en riant, soulagée. Midi et demi sonna alors. Dæmon nous invita à manger.

L’épreuve physique était terminée.

Chapitre 3 : Attaque surprise

Après avoir mangé avec Dæmon et parlé de ce qui nous avait démarqué des autres concurrents, Caliban, Svenn et moi rentrâmes chez les Sal’Garan. Une surprise nous y attendait. Le père de Cal’ était assis dans un fauteuil du petit salon. C’était un homme à l’air gentil, un peu rondouillard. Lorsque Cal l’aperçut, le garçon poussa un cri de joie et sauta au cou de son père en riant. Les retrouvailles furent complétées par un festin de roi concocté spécialement par Eena.

Pendant le repas, je me décidais à détailler le père du rouquin. Kyllian, Kyll pour les amis, était un homme de petite taille, assez corpulent. Il avait un visage rond, et des yeux en amende plissés de ride tant il avait dû sourire au cours de sa vie. Il avait le crane dégarni par une calvitie débutant mais ses cheveux étaient encore roux. Cet homme inspirait la sympathie et était d’humeur joviale.

Après avoir mangé, je m’éloignais un peu avec Caliban et Svenn pour discuter de la journée. Caliban était enthousiaste :

« C ’était du gâteau pour des combattants comme nous !!

-Ça le sera moins pour les autres épreuves, soupira Svenn, Cal’ il va falloir être plus sérieux, à partir de maintenant.
- À vos ordres, chef !! Ricana celui-ci.

Je rit en les voyant se chamailler. Puis un hurlement lugubre retentit au loin. Caliban se calma d’un coup et regarda la lune. Je levais la tête à mon tour pour apercevoir une pleine lune d’un rouge de sang. Caliban se figea puis sembla se tendre pour écouter. Un nouvel hurlement se fit entendre. Plus proche. Beaucoup plus proche. Trop proche à nôtre goût. Caliban prit les choses en mains.

« Tous à la maison !!! » Hurla-t-il en fonçant dans les rues.

Les volets se fermaient de toute part, les dernières personnes dans les rues rentraient en hâte dans leurs chaumières et toutes les échoppes fermaient. Je courus aux côtés de mon ami.


« Caliban, que ce passe-t-il ? Lui demandais-je affolée.
- Les Hurleurs sont de sortie !! Affirma-t-il. Et ils sont affamés, donc ils viennent manger ce qu’ils peuvent !! »

Je frémis. Les Hurleurs vivaient pourtant dans la partie dense de la forêt d’Elanyel qui était pourtant à des kilomètres de la ville d’Ilesya. Ces bêtes sortaient tout droit de l’horreur. C’étaient des loup de couleur noire, à la fourrure courte et rêche. Ils mesuraient plus d’un mètre au garrot et étaient des coureurs rapides et agiles grâce à leurs pattes disproportionnellement fines et longues. Leurs yeux étaient rouges. Leur nom venaient du fait qu’ils annonçaient toujours leur funeste venue par de longs hurlements plein de promesses de mort.

Caliban nous poussait à courir toujours plus vite, poussé par l’urgence de la situation. Les éclairages des ruelles étaient tellement mauvais que je devais sans cesse sauter des trous ou des bouches d’égout à la dernière seconde. Djelan filait devant, la queue entre les jambes. Mana était nerveux et Sigvard ne donnait pas signe de vie. Soudain Mana, qui courait à mes côtés, jappa et fila à toutes pattes. Je criait à Caliban :

« Mon Dieu, Cal’, ils sont là !! Les Hurleurs sont là, tout près !
- Si c’est le cas, nous sommes perdus !! »

Je me mis à courir plus vite, mais rien à faire. J’entendis bientôt les aboiements sourds des Hurleurs. Puis le bruit de leurs pattes. Ils nous traquaient, et nous rattrapaient. Ils étaient tout près, sûrement à 200m derrière nous. Nous sommes perdus ! Pensais-je. Je me portais aux côtés de Svenn, dont le visage était crispé dans son effort désespéré. Je lui demandais :

« Svenn, que conseille-tu ? »

Il sortit ses deux dagues d’argent et se retourna vers les chiens de l’horreur qui nous poursuivaient. Et déclara bien fort :

« Nous allons nous battre !! »

Je fis demi-tour et sortit de mon dos une épée courte à lame large et courbe que m’avait donné la mère de Caliban. Ce dernier dégaina un de ses fameux couteaux longs et recourbés, digne de son peuple.

Les Hurleurs fondirent sur nous en grondant. Dos à dos, nous nous préparâmes à défendre chèrement nos vies. Puis ce fut l’assaut.

En un instant les créatures des Ténèbres nous encerclèrent puis elle passèrent à l’action. Je reculais, ma garde bien haute. Le Hurleur qui fondit sur moi eut la gorge déchiquetée par les serres gaînées de fer d’un faucon noir. Lequel poussa un cri de guerre qui fit écho à celui de son ami humain. Cal’ hurla :

« Approchez donc, Créatures des Ténèbres ! Et goûtez à notre fer !! »

Tout se déroula rapidement. Les Hurleurs se ruèrent sur nous et nous fûmes séparés. Je combattais seule, acculée à un mur. Mana était revenu, transformé par le danger. Il attaqua et de ses puissantes mâchoires, broya l’échine d’un des monstres, pourtant deux fois plus gros que lui. Je tenais à distance trois des Hurleurs, mais ça ne suffisait pas. Ils attaquèrent et j’en tuais un, mon épée se plantant jusqu’à la garde dans son flanc. L’un des deux autres fut anéanti par Mana. Le dernier esquiva pourtant mon ami et l’envoya contre un mur avec violence. L’Ismeri tomba au sol comme une poupée de chiffon. Je criais son nom en vain, ressentant sa douleur au plus profond de mes os. Puis l’animal coupable de cette attaque se tourna vers moi. Il me sauta dessus. Je tentais de dégager mon épée de la carcasse, mais elle y restait ancrée solidement. Je crus ma fin arrivée lorsque soudain surgit un éclair nacré. Il s’ensuivit une lutte terrible. Blanc contre noir. Et la fourrure se mêlait. Des touffes de pelage volèrent, le sang gicla. Je ne savais qui était mon sauveur, mais je le remerciais à grand cris avant de replonger dans la bataille. Aveuglée par la rage et la douleur, je dégageais enfin mon épée et me jetais sur un Hurleur qui allait mordre Svenn. L’animal cauchemardesque se retourna sur moi et je me postais aux côtés de mon ami. Ensemble, nous combattions. Ensemble, nous vainquîmes. De la meute, il ne restait que trois Hurleurs. Les plus gros. Les plus féroces. Mais aussi les plus affamés. Ils se jetèrent sur mes amis et je me retrouvais face au pire, le plus cauchemardesque de tous. Il était grand, plus d’un mètre vingt, il présentait des traces évidentes du combat. On voyait ses côtes par l’une de ses blessures. Ses yeux rouges se posèrent sur moi et je me pétrifiais de terreur. Ces yeux là étaient sans peur. Des yeux de tueur. De celui qui tue par plaisir. S’ensuivit un long moment de flottement. Puis la créature se tapit. Et bondit. J’esquivais et roulais sur le côté. Trop lente. La mâchoire effarante du chef de la meute se referma sur mon avant-bras et je hurlais de douleur. De mon bras valide, je tentais de le repousser. Je tenais mon épée dans cette main et en le repoussant je lui crevait un œil. Il hurla de douleur et recula. Un bruit de course effrénée retentit. Le Hurleur tourna la tête, attentif. Constatant qu’il était le seul rescapé de cette boucherie, il se retourna et détala. Arrivé en haut de la butte, il se retourna néanmoins. Ses yeux impitoyables se posèrent sur moi comme une promesse de représailles glacée. Puis il disparut. La fin de la bagarre avait sonnée.

Haletante, je me redressais, pressant mon bras blessé contre ma poitrine. Caliban et Svenn se redressaient également, pantelant et stupéfaits d’être toujours en vie. Je regardais autours de moi. Tout le monde allait bien. Puis je me figeais, un élan de peur dans mon cœur. Non, Mana était blessé, peut-être gravement. Je me précipitais vers le petit tas de fourrure noire et blanche et m’agenouillais au chevet du Border. Je le prit dans mes bras et prononçais son nom. Le chien ouvrit ses yeux de glace. Et les posa sur moi. Il agita faiblement la queue et lécha ma main. Il semblait un peu groggy mais pas blessé. Rassurée, je me détendis. Mon bras m’élançait. Je devais à un éclair de fourrure crème d’être encore en vie. Je me redressais pour voir à qui je devais la vie.

Un lynx boréal aux yeux argenté me fixait l’air compatissant. Au même moment, une voix essoufflée demanda :

« Tout le monde va bien ? J’ai eu si peur, affirma Dæmon, quand Shirayuki est partie à fond de train dans la direction de ces hurlements terrifiants. Qu’était-ce donc que ces choses.. ?
- Des Hurleurs, répondit Caliban encore secoué par le combat, ces Créatures des Ténèbres sont connues pour leurs attaques sur des villes ou villages comme le notre.
- Parlons de ça une fois rentrés, Cal’, le coupa Svenn, je crois que certains ont besoin de soins. »

Il me désigna de la tête. Mon bras saignait abondamment et Mana se remettait difficilement sur pieds.

Soutenu par Djelan et Shirayuki, mon Ismeri avait des airs de combattant rescapé. Tandis que moi-même m’appuyais sur Svenn, qui avait été le moins touché par les attaques, notre petite troupe se mit en marche vers la chaumière des Sal’Garan.

15 septembre 2013

L’Art de la Nuit : Chapitre 1

Classé sous Non classé — redfeather @ 20 h 52 min

Chapitre 1 : l’inconnu

 

J e me dépêchai d’aller rejoindre ma classe, rasant les murs et évitant la foule. Les Traqueurs étaient mal vus à St Lupus et je devais toujours faire attention à ne pas me faire remarquer. Arrivée, je saluai mes camarades lorsque deux garçons se détachèrent du groupe compact des apprentis. Le rouquin était suivi d’un renard à la douce fourrure rousse qui sauta immédiatement sur Mana et l’autre se tenait un peu en retrait un faucon noir sur son épaule. Nous nous saluâmes en riant. Le garçon au renard se nommait Caliban Sal’Garan. Il était petit et agile, les muscles souples et un regard vert pétillant de malice. Il était joueur de la même façon que j’étais calme. Quant au garçon au faucon, il était grand et gracile et portait des lunettes en demi-lune. Il avait de longs cheveux noir charbon noués en un chignon vite fait et des yeux argentés cachés par de longs cils. Il semblait toujours sur ses gardes. Son nom à lui était Svenn Hogvard.

Alors que les élèves se saluaient et chahutaient, la grande porte argentée de la salle s’ouvrit révélant une femme aux cheveux aussi argentés que la porte. Sur son tailleur noir, impeccable, était accrochée une broche noire argent et rouge où on pouvait lire l’inscription en lettre d’or : « Mme N. Raspic, professeur(e) de Traque Académie Saint Lupus ». Elle avait un visage pointu, révélant sa beauté passée. Elle avait l’air stricte mais bienveillante et, lorsqu’elle s’avança vers les élèves, ils se mirent en rang et la regardèrent passer près d’eux avec respect. Arrivée à la fin de la file, elle se retourna et demanda d’une voix douce :

« Mais où est passée Miss Twinkle ?

-D’après ce que je sais, elle est malade Madame ! » répondit tout de suite une élève du fond du rang.

Mme Raspic acquiesça et demanda à ce qu’on fasse passer les devoirs à la pauvre petite. L’élève qui avait parlé en prit la responsabilité. Les étudiants entrèrent alors en classe derrière leur professeur. Les cours du matin se passèrent bien et quand sonna l’heure de la pause, tout le monde se rua vers la sortie. Je rassemblais mes affaires et suivis le mouvement accompagnée par Caliban et Svenn. Je parlais gaiement du cours avec Caliban et Svenn donnait parfois des commentaires justes qui touchaient un point parfois sensible dans mes arguments ou ceux de Caliban.

Lors de la pause déjeuné, Mana et Djelan, l’Ismeri de Caliban se bagarraient gentiment sous le regard perçant mais attendri de Sigvard, l’Ismeri de Svenn. Ils roulèrent plus loin en une mêlée de poils roux, blancs et noirs jusque sous un arbre où ils butèrent sur un magnifique lynx boréal aux yeux d’un argenté nacré. Le lynx bondit sur ses pieds en feulant dans la direction des deux compères qui filèrent à la rencontre de leurs amis humains. Le jeune homme à côté du fauve se leva et le calma puis s’avança au soleil. Il avait un sourire attendrit sur le visage. Ses yeux de couleur pourpre ressortaient sur son visage clair encadré par des cheveux argentés méchés de bleu foncé. Le lynx restait dans son sillage en grondant doucement l’air méfiant. Je pris la parole en premier :

« Je m’excuse de ce qui vient de se passer. Mana est assez jeune. Veuillez l’excuser. »

J’avais parlé d’un ton plein de respect, ne sachant pas son grade ici. Mana, sensible à mon regard vint s’allonger à mes pieds en lançant un gémissement d’excuse au lynx et à son maître. Le lynx cligna des yeux et se calma.

L’ami humain du félin sourit doucement et s’adressa à nous sur un ton amical. Sa voix était grave et chaleureuse.

« Ne vous excusez pas voyons. Vos Ismeris sont pleins de vie, c’est ce qui fait leur charme. Je m’appelle Dæmon Shizukano, se présenta-t-il, je suis ici seulement depuis ce matin et je recherche Miss Raspic. Savez-vous où je pourrais la trouver ? »

Caliban, plein d’entrain, nous présenta à notre interlocuteur mystérieux tandis que Svenn nous rejoignait avec Sigvard :

« Je suis Caliban Sal’Garan et voici Djelan, mon Ismeri. À côté de moi se trouve Alyss Blackwings avec Mana et voici Svenn Hogvard avec Sigvard ! Enchantés ! 

- Enchanté. Je vous présente Shirayuki, mon Ismeri.

- Je sais où se trouve Madame Raspic ! Suivez-nous !! »

C’est ainsi que Caliban prit Dæmon par le bras pour le tirer énergiquement vers la salle des professeurs à la porte de laquelle il annonça bien fort :

« Dæmon Shizukano, pour Nina Raspic ! »

Il y eut un raclement de chaise puis l’instructrice ouvrit la porte. Elle avait un de ses sourires chaleureux et accueillant aux lèvres. Dès qu’elle vit le jeune homme, son sourire s’élargit et elle l’accueillit chaleureusement :

« Ah, M. Shizukano ! Bienvenue à St Lupus !

Merci, madame de m’accueillir ainsi ! Vos élèves sont particulièrement dévoués : ces trois-là m’ont conduit jusqu’ici !
- Quelle gentillesse, merci jeunes gens ! Allez profiter de votre pause avant le prochain cours. Et Caliban, soyez à l’heure.

Le jeune homme concerné acquiesça frénétiquement. Je souris. Nous saluâmes l’inconnu et notre professeure et nous partîmes en bavardant. Nous étions tout les trois curieux. Même Svenn s’anima exceptionnellement. Il débuta même la conversation :

« Je me demande qui est ce Dæmon. Il n’est pas de Cyrcos, ça c’est sûr. Il est trop grand. Il ne vient pas non plus de la Forêt d’Élanyel, d’où vient Cal, ni de Sarina, d’où je viens. Alors d’où vient-il, d’après vous ?
– Il a des traits elfiques, j’en suis sûr ! Rétorqua Caliban. Il a les traits fins et la peau blanche.
– Mais il est trop grand, souligna Svenn, il a aussi des traits de Sarina. Il est grand et ses yeux sont légèrement en amande.
– Il est svelte et ses cheveux ressemblent à de la fourrure, dis-je en réfléchissant, ce n’est pas un caractère de Cyrcos, ni d’Élanyel et encore moins de Sarina. Alors d’où vient-il.. ? »

La cloche sonna à ce moment-là et nous dûmes nous arrêter là dans notre recherche. Nous entrâmes en cours. Aujourd’hui, nous devions revoir les bases : les traces de pattes de minotaures, de lycanthropes et les différents indices prouvant le passage des vampires.

En une demi-heure, les révisions étaient bouclées. Alors que je me tournais vers Caliban et Svenn, assis derrière moi, Mme Raspic frappa dans ses mains. Elle annonça :

« Aujourd’hui, je vous avais prévenus d’une surprise ! Il s’agit d’un Traqueur qui vient nous rendre visite. Il va vous tester physiquement et mentalement pour au final choisir quatre d’entre vous, peu importe le grade. Il vous prendra en apprentissage et vous emmènera avec lui. »

Tout le monde se mit à chuchoter et le silence se fit lorsque l’instructrice annonça :

« Vous pouvez entrer. »

La porte s’ouvrit et un jeune homme bien connu de mes amis et de moi entra. Il sourit à l’assemblée et lorsque son regard se posa sur nous trois, son sourire s’élargit légèrement. Devant nous se tenait Dæmon Shizukano, dans son uniforme de Traqueur. Caliban, Svenn et moi restâmes figés de stupeur.

12 septembre 2013

L’Art de la Nuit : Chapitre O

Classé sous Non classé — redfeather @ 19 h 07 min

Mon nom est Alyss Blackwings. Je vis dans un ferme sur la lande Argentée, dans le sud de Cyrcos. J’ai des amis sur qui compter et je vais au lycée de Saint Lupus. Enfin ça, c’était avant mon Envol… avant de Le rencontrer.

Je vous conte ici une histoire : l’histoire de ma vie et de ma mort. En voici le commencement.

 

Chapitre 0 : le descripteur présente !

 

Le jour venait de se lever lorsqu’une silhouette s’élança sur les chemins poussiéreux de la lande Argentée. Une silhouette féminine dans le soleil levant, fine et élancée. Elle semblait poursuivie par une longue traînée de feu. Une forme quadrupède noire et grise courait à ses côtés le soleil formant des reflets roux dans sa fourrure.

Mais rapprochons-nous. Elle était belle. Des yeux bleus marine vibraient de malice dans un visage fin et gracieux encadré par des cheveux de flamme ondulant sous la brise. Athlétique, elle marchait d’un bon pas, par moment dépassée par une forme canine au pelage noir et blanc. Cet animal avait quelque chose de spécial. Non pas dans son apparence mais dans l’aura qu’il dégageait. Cette bête, en plus d’être musclée et taillée pour la course et l’endurance offrait au cœur une chaleur presque humaine, une douceur animale. C’était un Border Colley à la musculature parfaite, les griffes aiguisée à vous en faire mal sans les toucher et des crocs faits pour tuer. Malgré ces effrayants attributs ce chien semblait doux et sensible et l’image de la machine à tuer passait au second plan. Il avait un regard de loup, des yeux d’un or liquide, un or chaud de soleil de fin d’été. Et dans ce regard brillait une intelligence, une compréhension humaine. Et entre l’animal et la fille régnait un calme, une sérénité étrange qui les enveloppait tout deux. On sentait que l’animal était l’égal de la jeune humaine et qu’un lien fort les unissait comme deux compagnons de longue date.

Le jeune fille siffla alors doucement et l’animal vint se tenir près d’elle aussi simplement que s’il était son camarade de classe. Une immense bâtisse se dessinait au loin et on pouvait apercevoir le promontoire sur lequel reposait l’édifice. C’était un énorme roc anthracite et sa forme dessinait curieusement les contours d’une tête de loup hurlant en direction d’une lune qui s’effaçait lentement face au soleil.

Laissons là nos deux compagnons et voyons ce bâtiment de plus près. C’était un bâtiment en augite, une pierre d’origine éruptive à l’aspect noir et métallique qui brillait d’un éclat rouge au soleil levant. Il était de forme octogonale et sur chaque face, une tour s’élançait fièrement vers le ciel. Un chemin de terre battue y menait et ses lourdes grilles en titane et argent surplombaient les élèves qui entraient. Sur une pierre de soleil était gravées en noir ces mots-ci :

« Il n’y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat. »

Jean-Jacques Rousseau

Et, levez donc un peu les yeux, vous verrez marqué le nom de cet édifice si impressionnant. Académie Saint Lupus. Oui, aussi surprenant que cela puisse paraître il s’agit d’un lycée. Celui de l’élite, le plus réputé de tout Cyrcos. On y éduquait les plus prometteurs, autant intellectuels que combattants. Fins Stratèges, Guerriers fiers et Mécaniciens de génie s’y côtoyaient en harmonie. On y croisaient moins souvent de plus discrets personnages : les Traqueurs et les Voleurs.

C’est un des ces sombres apprentis Traqueur que nous allons suivre au cours de ses périples. Plus précisément une jeune fille répondant au beau nom de Alyss Blackwings et son Ismeri Mana. Tiens, d’ailleurs les voilà qui rentrent dans l’Académie. Bien, je vous retrouve plus tard je vous laisse découvrir cette charmante demoiselle !

 

 

 

8 septembre 2013

Présentation des persos de ce qui sera le récit principal !

Classé sous Non classé — redfeather @ 15 h 59 min

Nom du personnage : Alyss Blackwings

Âge : 17 ans

Taille : 1m65

Poids : 48 Kg

Couleur de cheveux : Cuivrés

Couleur d’yeux : Bleu marine

Grade : Apprentie Traqueur

Caractère : Calme – douce – préfère les négociations aux batailles – protectrice – amicale – enjouée.

 

Ismeri (familier en Hongrois) : Mana

Famille : Canin – chien

Race : Border Colley

Couleur de pelage : Noir et blanc

Yeux : Bleu glace

 

——————————

 

Nom du personnage : Caliban Sal’Garan

Âge : 17 ans

Taille : 1m70

Poids : 50 Kg

Couleur de cheveux : Roux

Couleur d’yeux : Vert feuille

Grade : Apprenti Voleur et Aspirant Traqueur

Caractère : Gentil – sociable – énergique – blagueur – taquin – parfois dragueur.

 

Ismeri : Djelan

Famille : Canin – renard

Race : Renard commun

Couleur de pelage : Roux – museau, pattes, queue blanche

Yeux : Vairons

 

————-

 

Nom du personnage : Svenn Hogvard

Âge : 18 ans

Taille : 1m90

Poids : 69 Kg

Couleur de cheveux : Noir (particularité : longs → épaules)

Couleur des yeux : Argentés (particularité : longs cils)

Grade : Aspirant Traqueur et Aspirant Stratège

Caractère : Sauvage – méfiant – attentif en permanence – calme – froid parfois – ne montre pas ses émotions facilement

 

Ismeri : Sigvard

Famille : Oiseau – rapace

Race : Faucon noir

Plumage : noir de jais (particularité : tache blanche sur la gorge)

Yeux : Dorés

 

Ces trois personnages son les personnages principaux pour le moment. Il en arrivera un autre plus tard.

Les Ismeris sont les compagnons animaux des héros humains. Si l’Ismeri meurt, l’humain qui est son Partenaire mourra aussi. De plus, les Ismeris reflètent parfois la personnalité des humains qui sont leurs Partenaires. Vous savez tout !

 

 

 

7 septembre 2013

Kitty s’est perdue !

Classé sous Non classé — redfeather @ 21 h 24 min

Miku a eu un petit chaton tout blanc. Elle l’a appelé Kitty et c’est une femelle. Miku lui a mis un joli ruban rouge autour du cou. Les deux amies s’entendent très bien et Kitty n’a jamais mordu Miku. Les parents de Miku sont très contents de Kitty aussi car elle est très propre et n’attaque pas les oiseaux.
Le matin, Kitty réveille sa petite maîtresse à coups de langue rapeuse et prend son petit déjeuné avec la petite Miku. Ensuite, Kitty va dormir en attendant le retour de sa jeune maîtresse pour le déjeuné. Quand c’est l’heure on peut voir le petit chaton assis devant la porte d’entrée pour attendre Miku. Miku mange avec Kitty et repart pour l’école. Mais Kitty ne veut pas dormir en attendant sa maîtresse. Elle décide d’aller explorer les environs. Tout est drôle, tout est interressant et elle s’éloigne de chez elle. Peu à peu elle commence à avoir peur. Une voiture l’évite de justesse et un chien lui aboie dessus. Le joli ruban rouge de Kitty est déchiré.
Tout est si grand et si dangereux pour elle qu’elle finit par se perdre. Kitty perdue miaule à qui mieux-mieux et appelle sa petite Miku mais celle-ci ne répond pas. Alors elle s’allonge sur un petit muret et attend.
Quand Miku rentre de son école, elle ouvre la porte et, surprise ! Kitty n’est pas derrière la porte pour l’attendre. Elle l’appelle mais Kitty ne vient pas. Elle la cherche mais Kitty n’est pas là. Alors elle pleure et ses parents arrivent tout inquiets. Elle leur explique, Kitty est partie. La Maman de Miku lui promet de la retrouver et le Papa de Miku fait «oui» de la tête. Toute la petite famille met alors sa veste et sors chercher la pauvre Kitty. Maman et Miku crient son nom pendant que Papa regarde partout même en haut.
Kitty est fatiguée et elle a faim, mais elle ne veut pas bouger de là où elle est car elle est bien roulée en boule sur son petit muret. Alors elle entend des personnes qui crient son nom très fort. Elle se lève et miaule très très fort.
Miku entend la miaulement de Kitty et elle court vers elle. Kitty descend du muret et court vers Miku aussi. Elle saute dans les bras de sa maîtresse qui ne l’a pas oubliée et qui la serre très très fort dans ses petits bras. Elle lèche le visage de Miku avec sa petite langue toute râpeuse. Tiens ? Il y a de l’eau sur le visage de sa petite amie et l’eau est très salée.

Mais Kitty s’en moque, elle a été retrouvée.

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